Historique et légendes
 
 

Le village au Néolithique :

Willer était un des haut lieux du Néolithique sundgauvien. Plus de 100 outils ont été retrouvés au lieu dit «Seegraben» et une hache de bronze provenant de l’âge de bronze (entre 1400 et 900 avant JC).

En effet c’était l’endroit le plus avantageux,  il offrait à ses occupants :

- du poisson (l’eau est présente grâce aux nombreuses sources alentour)

  1. -de l’eau potable

  2. -des terrains fertiles pour la culture du blé

  3. -la possibilité de se cacher dans les forêts avoisinantes en cas de danger

Mais on ne sait pas combien de temps les hommes y vécurent.

La voie romaine :

Elle va de Mandeuvre à Augst (Suisse) et passe par Willer. Les Romains avaient construit ces voies, dont celle de Willer,  pour pouvoir envoyer leurs soldats rapidement aux endroits de «conflits». L’Alsace était pour Rome une limite stratégique car de l’autre côté du Rhin se trouvaient des Hordes sauvages qui déferlaient de temps à autre sur leur empire.

Le «Burgerrein» ou camp romain :

Il se situe à 100 m de la voie romaine, dans le «Hirtenholz». Son origine est floue. Certaines légendes disent qu’il s’agit d’un camp romain, d’autres sources prétendent que ce monticule ne remonterait qu’au Moyen Age, car cette époque fût souvent le théâtre de guerres et d’invasions de hordes de Huns ou des bandes guerrières : des «compagnies anglaises», des Armagnacs et dans le Sundgau, des lansquenets des Confédérés Suisses. Pour échapper à ces invasions, ce monticule aurait été érigé par les villageois pour se défendre... On n’y trouva toutefois ni armes ni traces de séjours.

Willer à travers les âges:

Il n’y a pas d’autres témoins de cette époque. Mais il est possible que Willer pourrait provenir d’une déformation du latin «Villa». Il existait peut-être une ferme romaine sur le lieux du village actuel.

Il ne reste aucun document écrit de cette époque.

Des fouilles ont été entreprises au «Burgerain», mais on n’y trouva rien d’intéressant.

Toponymie :

En 1265 = WILRE

En 1305 = WILR

En 1441 = WILR PROPE HUNTZBACH

En 1659 = WEILER

En 1677 = WEILLER

Le nom de WILLER apparaît pour la première fois dans un document du pape Lucius II et daté du 26 octobre 1144 et qui nous apprends que le monastère de Michelbach le Haut (St Appolinaire) possédait une cour à Willer.

Le Windenhof :

Après la révolution, il y avait un «Meierhof» (enclos de la Cens) Ferme où se trouvait un maire, non pas dans le sens actuel du terme, mais étant l’intermédiaire entre le seigneur local et la population.

Le Windenhof s’appelait «Jerihutte». Le nom actuel proviendrait du propriétaire de l’époque qui l’a nommé ainsi après un incendie de grange dû à un vent violent.

Le cimetière militaire :

La croix à l’entrée du village en venant de Grentzingen témoigne d’un ancien cimetière datant de

L’église :

On en parle pour la première fois en 1302. Plus tard en  1441, il est fait mention d’un recteur et d’un vicaire. En 1652, s’y trouvait 3 Autels, l’un dédié à Sainte Catherine, l’autre à Saint Antoine et le troisième à Saint Wendelin. L’Autel central était dédié à la Vierge Marie. Depuis la guerre de Trente Ans il n’y a plus de curé à Willer. Les gens doivent aller à la messe dans les villages avoisinants. Ce n’est qu’en 1768 grâce à l’Evêque de Bâle Simon Nicolas, que Willer devient paroisse à part entière. Son premier curé se nomme Joseph Pracht ordonné par le doyen H. Hell curé de Hirsingue, le 11 mars 1768.

La première église a un clocher en bois et est en 1826, en mauvais état et vu son état de vétusté, l’Evêché de Strasbourg en interdit l’entrée et même de sonner les cloches. Il n’existe pas de plans de l’ancienne église.

Pour financer la nouvelle église, il y eu une vente des biens communaux le 23 avril 1827. Cette vente de terrains a rapporté à la commune 13 725.- francs.

Les travaux de l’église sont adjugés à Sieur François Nansé, maître tailleur de pierre à Altkirch. Sa facture est de 13 862 francs et 81 centimes et 556 francs 45 de frais supplémentaires. Soit 14 419 francs et 26 centimes. L’on acheta aussi de nouvelles cloches pour la somme de 300 francs au Sieur Robert, fondateur de cloches à Orville.

Autres travaux au 19ème :

- Restauration de l’ancienne école en 1812

  1. -Mur du cimetière en 1838

  2. -1838, vente publique pour financer la nouvelle école, soit 2 265 francs

  3. -Achat d’un terrain pour la nouvelle école pour 2 300 francs

  4. -1850 Construction de l’école pour 18 846 francs 80 centimes + 5 % perçus par l’architecte

  5. -1866 Restauration du presbytère

Légendes et dires :

La belle et le romain : En ce temps-là, un jeune et beau légionnaire avait une relation avec la fille du commandant militaire, un homme important qui avait d’autres ambitions pour sa fille. Il envoya donc le jeune homme dans une lointaine contrée. La jeune fille mourut de chagrin. On dit que son âme rode encore aujourd’hui à l’endroit où ils s’étaient toujours donné rendez-vous.

Le sort de Hagenbach : Hagenbach, un village disparu entre Willer et Bettendorf. Seul un moulin resta longtemps l’unique vestige de ce village. Mais une nuit d’orage et à cause d’une punition divine, il sombra entièrement. Certains auraient entendu le bruit de la roue qui crisse en tournant. Une prophétie dit que Willer subirait le même sort.  Il n’existe aucune preuve de l’existence de ce village.

La fille pénitente : Dans un pré; une fille pénitente de Willer se trouva soudain en face du «Burgraindirla». N’aie pas peur; reviens ici demain à la même heure avec un râteau. Elle revint et le «Burgraindirla» lui mit une clé à chaque dent du dit râteau. La fille devait suivre l’apparition sans mot dire. Celle-ci la conduisit dans des couloirs obscurs pour finalement arriver dans une grande salle où il y avait plusieurs coffres. La fille dû essayer les clés. Lorsqu’au 12ème coffre, le couvercle s’ouvrit, une grande flamme en surgit. La fille surprise cria le nom de Jésus et là plus rien, elle se retrouva de nouveau dans le pré et tout avait disparu.

Le chasseur : Un soir, à l’orée d’un bois près du Burgrain, Franz-Sepp qui rentrait de la chasse, vit un feu dans la forêt. Il pensa donc y allumer sa pipe, mais lorsqu’il arriva à l’endroit et qu’il gratta le sol, il ne vit ni braise ni cendre. Sur ce, il continua son chemin pensif...  

 
La chanson de Willer :
Die Willerer das sin Glunki
Si glungla um dr Bahn
Dr Seppi draït s’Kritzla
Dr Schängi draït d’ Fähna
Tra la la  Tra la la.....
Le sobriquet des Willerois :
d’Hemlaglungli   (les débraillés)Le_village.html
Le blason de Willer avec son travers de briques fait référence à la voie romaine.
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